🇫🇷 SauvĂ© par son racisme : inquiet que son rancard gay soit un arabe, il le dĂ©nonce comme terroriste… c’en Ă©tait vraiment un !

Le racisme sauve des vies. Depuis le 12 juin, deux amis radicalisĂ©s de Seine-et-Marne sont Ă©crouĂ©s pour terrorisme. L’un est soupçonnĂ© d’avoir ciblĂ© de jeunes homosexuels sur des sites de rencontre. (…)

L’affaire démarre au début de l’année lorsque A.B. est repéré lors d’une veille de la DGSI sur les réseaux sociaux. « Il était identifié comme membre de la mouvance salafo-djihadiste sous différentes kounyas, dont’Arun Ghuraba’. À ce titre, il était connu pour être fasciné par le djihad », relèvent les enquêteurs dans leur rapport de synthèse. Le 31 mai, ces derniers remarquent que le jeune titulaire d’un bac pro en chaudronnerie, qui a appris le Coran lors d’un séjour au Pakistan, cherche « à entrer en contact, de manière non habituelle, avec des membres de la communauté gay ». Des connexions sur des applications telles que « Lovoo » ou « Rencontre Ados » sont relevées.

Un jeune garçon a témoigné sous X de ses échanges avec le suspect. Bisexuel, il raconte avoir été contacté par un utilisateur dont la photo de profil est celle « d’un homme aux cheveux blonds ». Celui-ci explique « chercher quelque chose de sérieux » et réclame de lui téléphoner, se disant peu à l’aise sur les sites de rencontre. « J’ai trouvé cela rapide mais par curiosité, je l’ai appelé depuis chez ma mère […], raconte le mineur aux policiers. Pendant notre conversation, il m’envoyait des messages exprimant son désir de m’épouser. Il le disait aussi par oral. »

Des soupçons de guet-apens terroriste

L’appel prend fin au bout de 10 minutes et 14 secondes lorsque l’adolescent prend peur. Son interlocuteur insiste pour le voir en province : « On habite loin mais cela ne me fait pas peur de faire le voyage jusqu’à chez toi ». Il remarque aussi que ce soi-disant amoureux transi parle avec un accent qu’il qualifie de « maghrébin (sic) », ce qui ne collerait pas avec sa photo. Le 8 juin, le garçon se manifeste à la police avec sa mère, soupçonnant un guet-apens terroriste !

Le lendemain, A.B. est placé en garde à vue. « Je suis musulman pratiquant mais contre le terrorisme », se défend-il devant les policiers. L’appel au jeune bisexuel ? « Ça ne peut pas être moi », rétorque-t-il, tout en admettant que personne d’autre n’aurait pu utiliser son téléphone. « Que pensez-vous des homosexuels ? C’est bien, c’est mal ? », esquivent les enquêteurs, pour tenter de déceler une homophobie violente ou à l’inverse une préférence sexuelle. Réponse : « C’est pas bien. Je n’ai rien à voir avec eux. » Une vingtaine de garçons aurait répondu aux invitations du compte d’A.B. sur les applications.

7000 images d’exactions de Daech exhumées

Si aucun lien formel n’a pu ĂŞtre fait entre ses connexions rĂ©pĂ©tĂ©es sur des sites de rencontre et sa radicalisation, les policiers retrouvent sur son tĂ©lĂ©phone des messages Telegram dans lesquels il Ă©voque « un projet » pour lequel il est « motivĂ© » et doit rester « discret ». 7000 images d’exactions de l’Etat islamique (EI) sont aussi exhumĂ©es. Les investigations mènent jusqu’à son camarade de lycĂ©e B.E. Au domicile et dans la voiture de ce jeune TchĂ©tchène au profil de « GĂ©o Trouvetou », les policiers font de surprenantes dĂ©couvertes : une bague aux symboles de Daech, deux couteaux, des composants Ă©lectriques, ainsi qu’un Ă©trange pistolet artisanal supportant un tube… « Depuis tout petit, j’ai des outils et je teste des trucs », reste-t-il Ă©vasif en garde Ă  vue, refusant de rĂ©pondre aux questions sur la religion. (…)

Source : leparisien.fr

Yann Merkado

Liberté, remigration et occidentalisme. Port d'arme, natalité et féminisme blanc. Ma philosophie : Very Few Lives Matter Suivez-moi sur Telegram