🇫🇷 Riss : « On se sent trahis par une partie de la gauche, des collabos qui s’accommodent d’une idĂ©ologie totalitaire »

ne minute et quarante-neuf secondes. Dans ce livre qui sort le 2 octobre, Riss revient sur l’attentat de Charlie Hebdo perpĂ©trĂ© le 7 janvier 2015. Les dessinateurs Cabu, Charb, HonorĂ©, Tignous et Wolinski, la psychanalyste Elsa Cayat, l’Ă©conomiste Bernard Maris, le policier Franck Brinsolaro qui assurait la protection de Charb, le correcteur Mustapha Ourrad, Michel Renaud et FrĂ©dĂ©ric Boisseau y ont perdu la vie.

Le dessinateur, invitĂ© Ă  l’antenne de RTL ce mardi 1er octobre, revient sur cette journĂ©e d’horreur. “On meurt un peu ce jour. Il y a quelque chose en vous qui meurt, de dĂ©truit, c’est certain”, explique-t-il en se comparant à un arbre, “Ă  moitiĂ© vivant, Ă  moitiĂ© mort, avec des branches vertes et d’autres qui sont mortes pour toujours”.

Ă€ ceux qui critiquent les caricatures de Charlie Hebdo, Riss les qualifie de “collabos”. “Ce terme je l’utilise parce que je pense que quand on est confrontĂ© Ă  une idĂ©ologie totalitaire, il y a des choix Ă  faire. Il faut prendre des positions et des gens s’accommodent de ça. Ils trouvent toujours des raisons d’attĂ©nuer ce qui se passe. Le mot collabo, ce n’est pas forcĂ©ment une collaboration, mais le fait de s’accommoder et de fait, on devient collabo”, explique-t-il.

“On se sent un peu trahi” par “une partie des intellectuels”, “une partie de la gauche”, une “partie des Ă©lites”, ajoute le directeur de la rĂ©daction de Charlie Hebdo sans donner de nom. Pour le dessinateur, la RĂ©publique “n’est pas Ă  l’aise” avec “les questions de communautarisme”.

RTL

Yann Merkado

Liberté, remigration et occidentalisme. Port d'arme, natalité et féminisme blanc. Ma philosophie : Very Few Lives Matter Suivez-moi sur Telegram