🇫🇷 Rassemblement National : 24 millions d’euros de dette malgrĂ© l’argent prĂŞtĂ© par les Russes et les subventions publiques

INTERVIEW – Un ancien du FN [AndrĂ© Murawski] dĂ©nonce la gestion du parti par la cheffe de l’extrĂŞme droite. En sept ans, la dette a explosĂ© de +785% pour atteindre 24 millions d’euros, alors que la subvention publique grimpait dans le mĂŞme temps de 1,8 Ă  5 millions d’euros par an. (…)

Il existe une véritable dérive de la gestion financière du FN depuis que Marine Le Pen en est la présidente. Depuis 2012, le parti est en effet en déficit permanent alors même que ses recettes ont sensiblement augmenté. En six ans, les recettes ont progressé de 26% et, si l’on retire des rentrées financières exceptionnelles de 2011, la hausse atteint même 136% ! Les financements publics payés par les contribuables sont par exemple passés de 1,8 million d’euros en 2011 à 5 millions d’euros en 2017. Les dons ont grimpé de 262.600 euros en 2011 à 960.000 euros en 2017 (+265%) et les contributions des élus de 577.760 euros en 2011 à un million en 2017.

Avec de telles augmentations de recettes, comment le parti de Marine Le Pen peut-il être en déficit permanent depuis six ans ?

Tout simplement parce que les dépenses ont progressé encore plus vite et de manière continue. Entre 2011 et 2017, leur montant a explosé de 284%, passant de 5,9 millions à près de 23 millions d’euros ! (…)

La ligne budgétaire incluant les déplacements, voyages et frais de bouche a, elle, bondi de 230 % en six ans, de 2,2 millions d’euros à 7,3 millions d’euros.

(…) Le parti est pris dans une spirale folle de l’endettement. En sept ans, sa dette a explosé de + 785% ! Au vu des comptes du parti, je ne vois pas comment le prêt russe de 9,4 millions d’euros pourrait être remboursé dans sa totalité en septembre 2019 sans remettre en cause gravement le fonctionnement du parti. Le Rassemblement national paraît en situation de grande difficulté financière et la fermeture de ses comptes bancaires par la Société générale il y a un an semble presque logique. Quand on pense que Marine Le Pen promettait durant la campagne présidentielle de « remettre de l’ordre dans les finances publiques », cela prête à sourire. Si elle n’est même pas capable de gérer les comptes d’un parti, on la voit mal s’occuper du budget de la France.

Source : Challenges via fdesouche

Yann Merkado

Liberté, remigration et occidentalisme. Port d'arme, natalité et féminisme blanc. Ma philosophie : Very Few Lives Matter Suivez-moi sur Telegram