🇫🇷 « Elles ont trouvé dans le jihadisme-suicide le moyen d’exprimer un mal-être profond »

Deux jeunes adultes, prosélytes sur la messagerie Telegram, comparaissaient vendredi pour «association de malfaiteurs en vue de commettre des actes terroristes». Des parcours où s’imbriquent la quête d’un absolu, le mal-être adolescent et la propagande islamiste.

(…) Le 10 août 2016, Janna C. est arrêtée et mise en examen à Clermont-Ferrand, alors que la DGSI la soupçonnait de préparer un attentat. La jeune fille faisait l’objet d’une surveillance par les services de renseignement à cause de ses liens avec une mineure Y., autre « lionne », interpellée quelques jours auparavant. Dans leur groupe Telegram, intitulé « Partir en vacances », les deux adolescentes échangeaient sur leur souhait de rejoindre le « Sham », mais aussi de commettre une action terroriste sur le sol français, à la ceinture « Louis Vuitton », comprendre ceinture explosive. Le 9 août, veille du coup de filet, Janna C. alarme les policiers de Levallois-Perret en postant sur Snapchat ce qui ressemble à des adieux : « Par amour pour Allah je suis prête à partir sur le trône du Tout-Puissant en martyr ». Puis : « A ceux que j’aime d’un amour fraternel, rendez-vous dans le paradis éternel ».

Lors de la fouille, les enquêteurs découvrent dans le portable de Janna C. la vidéo d’un individu montrant comment égorger sa victime, des audios des frères Clain, ainsi qu’une photo de Paris en sang avec pour légende « faites exploser Paris, faites exploser la France ». Et parmi ses dernières recherches internet : « combien peut durer une garde à vue pour apologie du terrorisme », « TATP », « comment fabriquer un gilet explosif », « attentat St-Denis, femme kamikaze morte ».

Tout comme Djelika, qui se présentait comme « salafiste jihadiste », et qui gardait toujours des écrits dans son soutien-gorge, Janna C. avait prêté allégeance à l’Etat islamique. (…)

Pour la procureure, si « les deux prévenues ont trouvé dans le jihadisme-suicide le moyen d’exprimer un mal-être profond », elles n’en sont pas pour autant « moins dangereuses et moins déterminées » avertit-elle. D’autant plus que leur caractère fragile en fait toujours « des proies idéales pour l’EI ». De là à passer à l’acte, au-delà des « paroles en l’air », des « banalités », certes glaçantes, semées sur Telegram ? A l’époque, Janna C. ne « savait pas » ce dont elle était capable. Une réponse inchangée depuis.(…)

En détention provisoire, Janna C. a inscrit le mot « martyr » dans le sable de la cour. Il y a peu, elle menaçait encore les surveillantes pénitentiaires : « je vais te bomber. » (…)

Libération via fdesouche

Yann Merkado

Liberté, remigration et occidentalisme. Port d'arme, natalité et féminisme blanc. Ma philosophie : Very Few Lives Matter Suivez-moi sur Telegram