🇫🇷 Des salariés de Vice France mettent en place un « quotas de singes » à propos des employés noirs

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(…) Jusqu’où ces structures de pouvoir et domination ont-elles dérapé ? Dans cette communauté de travail où l’intime et le professionnel se mélangent allègrement, les rumeurs d’attouchements et d’agressions abondent, souvent difficiles à vérifier. Cependant, un comportement abusif a été confirmé par plusieurs sources au cours de notre enquête. Il vise S., journaliste et membre des «Darons», qui a quitté Vice fin 2017. Selon un témoignage adressé à la DRH, celui-ci «semble prendre plaisir à mettre les filles mal à l’aise, comme lorsqu’il dit avec beaucoup de fierté s’être amusé à sortir son sexe et à le passer sur les bureaux de ses collègues». Deux sources confirment à Libération avoir assisté à ce genre d’exhibition ou en avoir vu des images. Par ailleurs, deux femmes affirment avoir subi des attouchements sur les seins et les fesses sans leur consentement sur le lieu de travail. «S. accueillait régulièrement les filles, dont moi, à son bureau en leur pinçant les tétons avec un sonore « pouet pouet » ou mettait des mains aux fesses en souriant, sans rien dire et devant tout le monde. Ses cibles étaient plutôt les filles qui venaient en soirée, les filles avec qui il pouvait se marrer au boulot, ou partir en pause clope, ce genre-là», confie Manon (1), ex-salariée en CDI. «A chaque fois je le repoussais violemment en disant « putain casse-toi, t’es con » mais finalement, je passais très vite l’éponge, poursuit-elle. A l’époque, je n’avais pas conscience de la gravité des faits. Ça faisait partie du personnage de S., c’était son running gag, c’était normal, tout le monde l’avait accepté et moi aussi.»

« Quotas de singes »

Même scénario du côté de Bérénice : «Je lui ai dit à plusieurs reprises qu’il fallait qu’il arrête. Mais s’y opposer ouvertement, c’était passer pour la relou de service sans humour, qui s’offusque pour un rien et qui ne comprend vraiment pas le délire Vice», constate-t-elle. Ni Manon ni Bérénice n’ont porté plainte ou signalé ces faits à leur hiérarchie. Toutes les deux expliquent n’avoir jamais pensé que ces agissements pouvaient relever de la qualification d’agression sexuelle. Contacté par Libération, S. conteste avoir commis toute infraction sexuelle. «Je ne me souviens pas d’avoir été malveillant. Je jouais un personnage de beauf, de gros lourd, mais les gens savaient que j’étais au second degré», se défend-il. (…)

Dans son témoignage transmis à la DRH, Amandine raconte aussi avoir entendu parler de «quotas de singes à Viceland»pour évoquer le nombre d’employés de couleur noire dans la filiale. Deux autres témoins confirment ses dires. (…)

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Yann Merkado

Liberté, remigration et occidentalisme. Dénonce la haine endémique des blancs et des femmes. Censuré de youtube en 3h, je diffuserai mes vidéos sur mon blog !